Bonjour madame, bonjour monsieur,
Je pense que c'est effectivement une tendance préoccupante, surtout chez les jeunes, mais les influenceurs ne peuvent pas vraiment remplacer le travail journalistique professionnel.
D'abord, il faut reconnaître que beaucoup de gens, particulièrement les moins de 30 ans, s'informent aujourd'hui via les réseaux sociaux plutôt que par les médias traditionnels. Ils suivent des influenceurs qui commentent l'actualité, donnent leur opinion sur les événements, résument les informations à leur façon. C'est plus accessible, plus divertissant que les journaux télévisés classiques.
Mais il y a un problème majeur : la plupart des influenceurs ne sont pas des journalistes formés. Ils n'ont pas appris à vérifier leurs sources, à recouper les informations, à faire la différence entre faits et opinions. Résultat : ils peuvent propager des informations fausses, des théories complotistes, ou présenter leur point de vue personnel comme la vérité absolue.
Les influenceurs ont aussi des intérêts commerciaux qui peuvent biaiser leur discours. Contrairement aux journalistes qui ont une déontologie professionnelle, les influenceurs peuvent être payés pour promouvoir certaines idées, certains candidats politiques, sans toujours le dire clairement.
Il faut aussi dire que le format des réseaux sociaux ne permet pas l'analyse en profondeur. Tout est résumé en quelques secondes, simplifié à l'extrême. Les sujets complexes sont traités de façon superficielle.
Cela dit, certains influenceurs font un travail sérieux de vulgarisation et peuvent compléter l'information traditionnelle.
Pour conclure, je pense que s'informer uniquement via les influenceurs est dangereux pour la démocratie. Il faut garder des sources journalistiques professionnelles et apprendre aux jeunes à croiser les informations.
Merci de votre attention.